fichu de sa main valide. Ton café a refroidi. Nicole va t’en servir un bien chaud.
Je regagnai l’arrière du comptoir.
Je saisis la verseuse, m’avançai vers la table du vieillard et remplis sa tasse à ras bord. Puis je fis le tour
de la salle, versant le café fumant aux fermiers immobiles et au mécanicien encore tremblant. Plus aucun d’entre eux ne fuyait mon regard. Leurs yeux trahissaient la honte, certes, mais aussi une étincelle timide, fragile, de soulagement : le sentiment d’une liberté enfin recouvrée.
Je